Colombeia

Vallet continué son ouvrage, écrivez lui, écrivez moi. penses á mon cher Cousin. en fin, j'allai hier au soir á 9 heures et demie chez vous, vous rapporter ma conversation avec Galvez, je trouvai une trouppe d'officiers á votre porte parmi lesquels était Flamen, ils me dirent que vous n'y étiez pas, j'étais bien éloigné de croire ce qui se passait et qu'on saisissait vos papiers, bagages, &c. ce n'est que ce matin que j'en ai été instruit. j'ai eté trouvez Spelettai pour lui parler de quelques ouvrages que vous avez á moi, pour avoir une occasion de vous voir, mais il m'a dit qu'il me conseillait de vous écrire qu'il enverrait ma lettre au General, et qu'il fallait qu'elle ne fut pas cachetee je l'ai écrite, je ne sais, pas si elle vous sera envoyée… Nº 9 … il n'est persone, Monsieur, qui ait pris plus de part que moi a votre indigne detention, aux propos qu'ele a ocasiones, qu'ele m'a fait dévorér de larmes! J'ai eu des prises de coys bien vives avec des gens qui ne sont de vos énemis, que parce que leur ame vile ne peut attendre á la grandeur de la votre. J'eus dans le tems plusiers entrevues avec M. de Galvés, il me dévoila toute son ame sans le vouloir. Ce serait trop long de vous detailler tout ce qu'il m'a dit. Cete malheureuse gasette de 24 juillet n'etait pas encoré digerée, il disait cependant qu'ele ne l'afectait que parce que la gloire Espagnole était compromise par ce faux exposé, qu'il avait été tenté de prier M. de Bellec… De me faire retracter, vous pouvez juger si je l'eu fait en termes honorables pour l'autorité, je l'eu repondis á tout le plus poliment possible, je l'assurai que come vous m'honoriéz de votre amitié, votre belle ame
Vallet continúa su obra, escríbale y escríbame. Acuérdese de mi querido primo. En fin, cuando iba ayer a las nueve y media de la noche a su casa para contarle mi conversación con Gálvez, me encontré un grupo de oficiales delante de su puerta, entre los cuales estaba Fleming. Me dijeron que V. ya no estaba; qué lejos estaba yo de saber lo que pasaba y que secuestraban sus papeles, equipaje, etc.; no fue sino esta mañana, cuando me enteré. Fui a ver a Espeleta para hablarle de algunas obras mías que V. tenía, y tener una ocasión de verle, pero ha dicho que me aconsejaba le escribiese, que enviaría mi carta al General y que no tenía que ir sellada; la he escrito, no sé si se la enviarán… Nº 9 No hay nadie, Señor, que haya tomado más interés que yo en su indigna detención, en los propósitos que ha causado y que me ha hecho devorar lágrimas! He tenido discusiones muy vivas con gente que no son sus enemigos sino porque su alma vil no puede alcanzar la grandeza de la de V. Tuve en algún tiempo varias entrevistas con el señor Gálvez, me descubrió toda su alma sin quererlo; sería muy largo detallarle todo lo que me dijo. La desgraciada Gaceta del 24 de julio no estaba todavía digerida. Decía, sin embargo, que no le afectaba sino porque la gloria española estaba comprometida en esa falsa exposición; que había intentado rogar al señor de Bellec… Para hacerme retractar; V. puede juzgar si lo hubiese hecho en términos honorables para la autoridad. Le respondí a todo lo más cortésmente posible, le aseguré que V. me honraba con su amistad, su bella alma